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Vente du MERCREDI 18 JUIN 2008 - Autographes et Militaria Hôtel Bergère-Opéra 34 rue Bergère - 75009 Paris Métro Grands Boulevards Maître Jean-Claude RENARD, commissaire-priseur et expert judiciaire est habilité à diriger la vente. Exposition publique sur rendez-vous du 9 au 15 juin et le mercredi 18 juin de 9h à 12h, Hôtel Bergère-Opéra Formulaire ordres d'achats |
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vente |
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55 903 € |
366 700 F |
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| LA RENCONTRE DE MONTOIRE. Montoire est un évènements décisif de l'histoire de France. Ce 24 octobre 1940, aucune réelle discussion politique ne s'engagea dans cette petite gare de la Loire. Des coulisses de la rencontre, de la courte discussion dans le wagon sur le quai de la gare, on ne saura jamais le détail ou l'exact récit. Seul restera un cliché en noir et blanc du vainqueur de Verdun serrant la main de celui qui a mis la France à genoux.
L'ensemble de documents présentés est exceptionnel, constituant une trace palpable de cette rencontre.
A - Tapuscrit de deux pages du discours radiophonique prononcé par Philippe Pétain le 30 octobre 1940 pour informer les Français de l'entrevue.
Ce tapuscrit original est corrigé à l'encre par le Maréchal (ratures, corrections et ajouts). Ce texte constitue une première mouture. La version définitive sera moins longue, tout en en reprenant l'essentiel. La phrase (déjà présente) désormais passée dans l'histoire : "C'est moi seul que l'histoire jugera", est précédée d'un ajout à la main : "c'est moi qui commande". Au- delà de certaines corrections de style, certaines biffures ont une réelle importance dans le contexte politique de l'époque. Ainsi, Pétain raye le mot "concrète" dans la phrase "il m'a proposé une collaboration concrète". Surtout, dans cette version, Pétain donne (en la développant) la raison qui l'a amené dans la voie de la collaboration : "C'est pour rendre moins lourd le poids de l'occupation, c'est pour accélérer le rapatriement de nos prisonniers, c'est pour atténuer la rigidité de la ligne de démarcation, que j'accepte aujourd'hui la collaboration qui m'est proposée par l'Allemagne". [Dans la version radiodiffusée, il emploiera la phrase laconique "que j'entre aujourd'hui dans la voie de la collaboration", préférant, en fait éviter "accepter", mot beaucoup plus fort. La comparaison entre les deux versions fait mesurer combien l'attention du Maréchal fut attirée par le poids des mots].
B - Brouillon du communiqué de presse de l'entrevue de Montoire.
Important document autographe de l'Amiral Fernet (secrétaire général de la Présidence du Conseil), écrit sous la dictée du Maréchal (p in-8, en-tête "Présidence du Conseil"), daté de Vichy, 26 octobre 1940 (soit 2 jours après Montoire). En-tête, indication crayonnée en sténographie : "La Présidence du Conseil communique".
"L'entretien qui a eu lieu le 24 octobre entre le Chancelier Hitler et le Maréchal Pétain s'est déroulé dans une atmosphère de haute courtoisie. Le Maréchal a été reçu avec les honneurs dus à son rang. L'entretien entre les deux chefs, qui a suivi, a donné lieu à un examen général de la situation et, en particulier, des moyens de reconstruire la paix en Europe. Les deux interlocuteurs se sont mis d'accord sur le principe d'une collaboration". Ici intervient une très importante correction de la main de Philippe Pétain. En effet, il biffe et corrige une partie de la phrase : "Le principe a été admis, les modalités d'application seront examinées ultérieurement", pour ne garder que : "Les modalités d'application en seront examinées ultérieurement", ne souhaitant pas ainsi insister plus qu'il ne faudrait sur le fait d'avoir accepté un accord avec l'occupant. [Provenance : ce document avait été donné par l'Amiral Fernet à Jean Montigny, sercétaire général à la Presse, afin de le mettre au propre et de le communiquer aux différents services de presse. Montigny l'avait gardé en souvenir et l'offrit en 1964 à Louis-Dominique Girard (ancien chef adjoint du cabinet civil du Maréchal), qui en fit don lui-même par la suite à l'écrivain Pierre Bourget. Joint : carte de visite et note de de Montigny au sujet de ce document, lettre et attestation de Girard].
C - Note au crayon de la main de Philippe Pétain sur les suites de l'entrevue de Montoire.
Ce document inédit, est un aide-mémoire pour la rédaction d'une lettre à Hitler dans les jours qui suivront le Débarquement en Afrique du Nord. Pétain s'y attache à reprendre le fil de l'esprit de Montoire.
" - Le gouvernement a accepté de collaborer
- Le peuple n'a pas encore donné son adhésion complète
- Il souffre et reste inquiet de son sort
- Pour qu'il s'engage dans cette voie, il faudrait éclairer l'horizon
- Le temps presse - Wehrmacht à prévoir
- Entreprise des Anglo-saxon en Afrique
- La France désire défendre elle-même sa colonie d'Afrique
- L'Allemagne et l'Italie doivent lui donner la possibilité technique. Un
appui éventuel ne peut
être prévu que si l'opinion publique y est préparée
- Retour de captivité des cadres et troupes originaires d'Afrique
- Reconnaître publiquement que le Führer n'a aucune visée sur notre
Empire Colonial
- Envisager un plan d'ensemble pour construire l'Europe de demain
- L'Allemagne gagnera la guerre. Il s'agit ensuite de gagner la paix.
C'est très difficile (expérience). Le respect pour le vainqueur ne suffit
pas, il faut aussi l'adhésion de l'esprit. L'adhésion de la France
entrainera celle des autres peuples".
D - Trois photos de l'Entrevue de Montoire
- La photo de la poignée de main Pétain-Hitler. L'image est connue. Mais l'épreuve (13x18) présentée est rarissime, puisqu'il s'agit d'une photo de presse originale, portant au dos le papillon-papier la légendant, avec le tampon encré "autorisé par la censure le 2 nov 1940". Le cliché fut autorisé à être transmis aux agences de presse que durant quelques jours seulement.
- " Pétain discute avec les officiers allemands " (9x14). Quelques instants après l'arrivée de Pétain à la ligne de démarcation de Moulin - il vient de passer en revue le peloton allemand qui lui a rendu les honneurs (derrière lui, on peut reconnaître le docteur Bernard Ménétrel et le maire de Moulin)
- " Départ de Pétain après l'entrevue " (15x23). Pétain est au second plan, en train de monter à l'arrière de sa voiture. Au premier plan, le médecin-lieutenant Bernard Ménétrel salue un officier allemand. [Ces deux clichés, inédits, semblent être les seul connus conservés des moments de cette journée].
30000/35000
A cet instant présent à 15h23, l'avocat de Galileo Auction, sous le contrôle du Commissaire-Priseur soussigné, à haute et intelligible voix à tout le public présent dans la salle, acquéreur éventuel, un fax reçu de madame la directrice des Archives de France en date du 18 juin, fax envoyé dans la nuit du 17 au 18. |
| Estimations : 30 000 € / 35 000 € |
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MERCREDI 18 JUIN 2008 à partir de 14h00. |
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JEUDI 7 AOÛT 2008 à partir de 14h00. |
| Objets de Marine et Voyage |
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LUNDI 22 SEPTEMBRE 2008 à partir de 14h00. |
| Cartes postales et papiers anciens |
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SAMEDI 6 DÉCEMBRE 2008 à partir de 14h00. |
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